Le 1er juillet prochain, la loi canadienne anti-pourriel entrera pleinement en vigueur, et la majorité des entreprises croient, à tort, qu’elles ne sont pas visées. En effet, à partir de cette date, il sera interdit d’envoyer des courriels d’affaires aux personnes n’ayant pas donné leur consentement explicite, c’est-à-dire en cochant volontairement une case ou en remplissant un formulaire en ligne. 

Les pourriels sont définitivement un irritant pour plusieurs. Le volume quotidien de plaintes le démontre bien. Celui-ci est en croissance depuis un an et il dépasse les 1000 plaintes par jour depuis octobre dernier, selon les données du CRTC. «La principale erreur que font les entreprises, c’est notamment de croire qu’elles respectent la loi anti-pourriel en ajoutant à la fin de leur infolettre une mention pour se désabonner. Or, la loi régit aussi tous les courriels commerciaux et les messages textes, même si ce ne sont pas des envois de masse», souligne Philippe Le Roux, président de Certimail, une société créée pour accompagner les entreprises qui souhaitent implanter un programme de conformité.

Les entreprises doivent maintenant se conformer à trois principes lorsqu’elles envoient des courriels: elles doivent obtenir le consentement du destinataire, s’identifier et intégrer un mécanisme d’exclusion. Elles ne seront pas tenues responsables d’une violation si elles sont en mesure de démontrer ces trois éléments. Il est donc bien important que les organisations revoient l’ensemble de leur processus en matière de messages électroniques commerciaux. Selon une étude de Certimail, 16% des PME prévoient de ne pas se conformer à la loi et 22% ignorent comment le faire. Il ne faut pas perdre de vue qu’il y a également une question de respect des individus dans ce processus et cela devrait importer aux entreprises. Les gens doivent pouvoir dire non si c’est ce qu’ils veulent. 

L’entrée en vigueur de la loi devrait inévitablement faire diminuer les listes d’envoi. Les entreprises devront trouver d’autres moyens de communiquer avec leurs clients. Les gens n’aiment pas les infolettres massives, il faudra donc avoir la bonne stratégie et le bon message pour rebâtir une liste pertinente. Une approche numérique créative permettra un meilleur taux d’ouverture et même de générer des prospects! 

Sources

Marchand, Julien. Loi anti-pourriel : se préparer avant le 1er juillet. Infopresse. http://www.infopresse.com/article/2017/4/21/loi-anti-pourriel-se-preparer-avant-le-1er-juillet. 21 avril 2017.

Marchal, Mathias. Les entreprises québécoises mal préparées à la loi anti-pourriels. Huffington Post. http://journalmetro.com/actualites/national/1132292/les-entreprises-quebecoises-mal-preparees-a-la-loi-anti-pourriel-2. 9 mai 2017.

LeRoux, Philippe. 1M de plaintes : le CRTC fait le sur la loi C-28. Certimail. https://certimail.ca/articles/1m-de-plaintes-le-crtc-fait-le-point-sur-la-loi-c-28. 16 mai 2017.

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