Les médias traditionnels et les médias numériques ne sont pas en concurrence; ils se complètent. Le véritable enjeu se situe sur le plan de la mutation des médias et de leur rôle. En effet, l’évolution de l’usage des médias requiert des contenus et des messages adaptés à cette transformation.

La fragmentation des publics 

Depuis quelques années, notamment avec l’arrivée des chaînes spécialisées, nous pouvons assister à une diversification des publics et de leurs attentes. De plus en plus, on note que les gens se définissent par leurs goûts, ce qu’ils achètent et les valeurs qui se rattachent aux marques qu’ils consomment. De ce fait, il y a une multiplication des communautés auxquelles s’adresser. 

Proposer une offre unique et standardisée n’est plus adapté à la nouvelle génération qui « magasine » son produit au sein d’une offre multiple et éclatée; le streaming, les podcasts, la télé de rattrapage, les contenus recommandés par son entourage, etc. Ceux-ci sont autant de nouveaux moyens de répondre à une clientèle au moment et de la manière qu’elle le souhaite. 

Au Québec par exemple, on peut affirmer que chaque région possède son écosystème médiatique, économique et sociopolitique, aussi riche que diversifié. Une campagne réussie doit trouver son public pour faire sa niche et adapter son message en segmentant l’offre, en développant une stratégie de contenus et en l’adaptant aux multiples plateformes.

Lacune d’attention

La durée moyenne d’attention des lecteurs diminue.  Elle serait passée de 12 secondes en 2000 à 8 secondes en 2013, selon une étude de Microsoft Canada. Submergé d’informations et de messages divers, le lecteur diminue le temps accordé à chacun. Ceci a des conséquences importantes que les entreprises ne prennent pas toujours en compte. Elles continuent de produire une masse de contenus qui ne sont ni vus ni lus.

La tendance est au numérique 

D’un point de vue publicitaire, les avantages des médias numériques sont nombreux; ils multiplient les formats publicitaires, les plateformes technologiques, les options de ciblage publicitaire, favorisent le dialogue et rendent absolument tout mesurable.

Toutefois, il est intéressant de noter que selon une étude rendue publique par le Conseil canadien des firmes de relations publiques, c’est l’opinion des médias traditionnels qui façonne les décisions d’achat des Canadiens. Ces derniers préfèrent la presse écrite (86%), la télévision (83%), la radio (78%) et les magazines (73%) comme sources d’information privilégiées. 

Ainsi, nous ne choisissons plus les médias selon leur type, mais plutôt selon leur usage et le rôle de chacun de ces médias. Il faut savoir constamment adapter ses messages selon les publics visés afin d’obtenir une campagne réussie dont le message global perçu est cohérent et pertinent.  

Sources

Granata, Arnaud. Entrevue avec Patrick Beauduin : Les marques un repères de valeurs sociales?. http://www.infopresse.com/article/2017/2/22/les-marques-peuvent-etre-un-repere-de-valeurs-sociales?c_rid=67vs0019019fo8claDg1809342154%7C22350236&utm_medium=email&utm_source=INFOPRESSE_MASTER-Quotidienne 2. 22 février 2017.

Frank, Cyrille. Mutation des usages : 5 défis majeurs pour les médias et les producteurs de contenus. Média culture. http://www.mediaculture.fr/mutation-des-usages-5-defis-majeurs-pour-les-medias-et-producteurs-de-contenus/. 3 décembre 2016.

Notre directrice stratégie marketing et service conseil
Marie Hélène Guay
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