Le 4 février 2016, 12 pays, dont le Canada, ont conclu une entente de principe visant à créer la plus grande zone de libre-échange au monde. L’accord, une fois en place, permettra d’éliminer les droits de douane et autres barrières tarifaires sur plusieurs produits. 


Certaines filières agroalimentaires pourront bénéficier de telles mesures, par exemple la viande de porc, le sirop d’érable, les bleuets, les canneberges, les vins, le homard et les crevettes transformées. Pour d’autres, comme l’industrie laitière, qui craint l’abolition de la gestion de l’offre, ce sera plus difficile. Il est tout de même possible de voir l'ouverture des marchés comme un moyen de stimuler la concurrence, ce qui encouragera l'innovation et pourrait faire baisser les prix. Il sera donc important pour le secteur agroalimentaire québécois de savoir se distinguer en vue de se démarquer sur ces marchés regroupant des centaines de millions de consommateurs.

Miser sur la valeur ajoutée 

Pour pouvoir se distinguer, il faut s’adapter et innover. Certaines entreprises québécoises misent sur l’obtention de certifications. Citadelle, coopérative de producteurs acéricoles et Gaspé Cured, guichet unique pour les ventes à l’étranger de plusieurs PME québécoises, ont opté pour l’obtention de certifications. 

L’obtention de certification et d’accréditation pourra leur permettre d’aller chercher un prix supérieur et faire valoir la qualité des produits. Citadelle s’est doté du sceau Fair for life pour mieux se positionner sur le marché. Ce sceau qui est remis par l’Institute for Marketecology en Suisse est lié à des critères de responsabilité sociale et de commerce équitable. Citadelle a mis 5 ans à le décrocher. C’est donc un élément à prévoir dans votre stratégie à long terme si vous souhaitez obtenir des certifications. 

Évidemment, il faut aussi que les entreprises ajustent les équipements de leurs usines pour rejoindre les standards et exigences en matière de qualité que les acheteurs étrangers recherchent.

Certaines entreprises commencent déjà à tâter le terrain du côté de la Chine, qui ne fait toutefois pas partie des pays impliqués dans le PTP. La classe moyenne y est par contre en expansion et elle est ouverte aux produits importés. Elle s’avère alors un marché de choix pour les producteurs québécois du secteur alimentaire. Dans l’éventualité d’un accord futur, être déjà bien implanté dans un pays peut assurément faciliter la tâche pour la suite. Donald Trump entend toutefois dissocier les États-Unis du traité dès ses 100 premiers jours au pouvoir, ce qui pourrait remettre en cause la mise en place de celui-ci. 

Sources

Plamondon-Émond, Étienne. Des producteurs qui seront prêts pour les accords de libre-échange. Les affaires. http://www.lesaffaires.com/strategie-d-entreprise/pme/des-producteurs-qui-seront-prets-pour-les-accords-de-libre-echange/588274. 16 juin 2016.

L’Union des producteurs agricoles. Secteur agricole : le Québec et le Canada peuvent et doivent en faire plus! CNW Telbec. http://www.newswire.ca/fr/news-releases/secteur-agricole--le-quebec-et-le-canada-peuvent-et-doivent-en-faire-plus-591288261.html. 25 août 2016.

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