Depuis quelques années, la tendance est à l’achat local. Aller chercher son pain à la boulangerie du coin ou bien ses fruits et légumes directement chez le producteur sont devenues des habitudes chez bien des consommateurs canadiens.

Consommer local, c’est quoi ?

Selon les définitions proposées par Desjardins, il s’agit : « d’une acquisition faite dans un rayon de 150 km. Pour d’autres, il répond à des critères précis sur la façon dont le bien a été produit et vendu. Pour d’autres encore, l’acquisition doit être effectuée aussi près que possible du lieu de production et de transformation du bien. » Or, sans aucun doute le lieu de production et de transformation est un critère central.

Manger local, mais payer plus cher

D’après un sondage effectué par la Banque de Montréal, les consommateurs sont prêts à débourser davantage pour des aliments locaux. En moyenne, les Canadiens sont disposés à payer 16 % de plus pour des fruits et légumes d'ici et 19 % de plus pour de la viande canadienne. Cela se reflète davantage pour les spécialités régionales. Les consommateurs de la Colombie-Britannique et de l'Ontario sont plus nombreux à choisir des vins canadiens. Le boeuf est à l'honneur en Alberta, le poisson dans les provinces Atlantiques et les fromages et le sirop d’érable le sont au Québec.

Notons donc ici, que la consommation locale a un coût, ce qui peut être un facteur dissuasif par rapport aux prix proposés dans les grandes surfaces, celles-ci peuvent être plus avantageuses pour les familles par exemple. Le coût reste souvent un élément décisionnel. Par contre, l’étude menée par Desjardins démontre que : « les préoccupations croissantes des consommateurs pour l’environnement, la santé et la salubrité, alliées au choc de la récente crise financière, semblent avoir nourri l’achat local. On peut croire que la faiblesse actuelle du dollar canadien pourrait fortifier le mouvement au cours des prochaines années. »

Nous pouvons alors penser que le souci de traçabilité des aliments, l’engouement à vouloir aider les producteurs locaux et la valorisation de l’agriculture contribuent à faire durer le mouvement et qu’il ne semble pas se limiter à une tendance passagère. Il tend plutôt à s’imbriquer dans les habitudes quotidiennes des consommateurs. 

Sources

MAPAQ. Tendances 2015, les produits locaux au premier rang !. http://www.mapaq.gouv.qc.ca/fr/Regions/chaudiereappalaches/journalvisionagricole/Fevrier2015/Pages/tendances.aspx. Février 2015.

Joelle Noreau. L’achat local un phénomène qu’on ne peut ignorer. Desjardins. https://www.desjardins.com/ressources/pdf/per0715f.pdf. Juillet 2015.

Stephanie Grammond. Payer plus cher pour acheter local. La Presse. http://affaires.lapresse.ca/economie/quebec/201208/03/01-4561941-payer-plus-cher-pour-acheter-local.php. 3 août 2012.

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